IL ETAIT UNE FOIS

SERGIO LEONE

Naissance d'un mythe


Suite au succès de cette aventure, il se voit confier la réalisation d'un peplum, Le Colosse de Rhodes (1961).


Après avoir dirigé la seconde équipe du film de Robert Aldrich, Sodome et Gomorrhe (1961), et face au déclin progressif du western américain, le cinéaste italien s'approprie ce genre en accouchant d'un remake du film Le Garde du corps d'Akira Kurosawa : Pour une poignée de dollars (1964), qu'il réalise sous le pseudonyme de Bob Robertson. .

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Par ce deuxième long-métrage, Leone s'impose comme le chantre d'un style nouveau, celui du western "spaghetti". Le cinéaste s'evertue en effet à briser les codes du western traditionnel, en en parodiant les situations typiques, en privilégiant la lenteur et en étirant les scènes à l'excès, en usant des gros plans (colts, visages, regards) comme s'il filmait des paysages.


La naissance de ce style propre à Leone marque aussi la première collaboration du maître avec le décorateur Carlo Simi et le compositeur Ennio Morricone, qui signera la bande originale de tous ses autres films. En plus d'être un succès mondial, le film contribue à l'émergence d'une star américaine, Clint Eastwood, qui reprendra d'ailleurs le rôle du célèbre Homme sans nom dans les deux autres opus de la trilogie dite " des dollars ".


La trilogie du Dollar


Dans Et pour quelques dollars de plus (1965), Leone paufine et approfondit ce qui faisait l'esprit et l'atmosphère de son premier western, et travaille avec des pointures comme les comédiens Lee Van Cleef et Gian Maria Volonte (que l'on avait déjà vu dans Pour une poignée de dollars).


Le troisième volet de sa trilogie, Le Bon, la brute et le truand (1966), peut se voir comme l'affirmation pleine et entière de son style, auquel il adjoint une dimension historique. Clint Eastwood partage l'affiche avec Lee Van Cleef et Eli Wallach.

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